Le Big Bang

Vous trouverez ici les PDFs à télécharger concernant la présentation « Le Big Bang » vu en réunion à partir de début avril 2019.

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Louis de C.

Les éléments chimiques de l’Univers

Vous trouverez ici les PDFs à télécharger concernant la présentation « Les 4 interactions élémentaires et la structure de l’atome » vu en réunion à partir de fin Janvier 2019.

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Louis de C.

Les constellations

Origines

La représentation des constellations remonte aux toutes premières civilisations. On trouve trace de certains noms, existants encore de nos jours, dans des textes cunéiformes du 2ème millénaire avant J.-C. Certains symboles, trouvés sur des sceaux ou des vases sumériens feraient même remonter les origines vers -4 000 avant J.-C.

Près de la moitié des constellations actuelles étaient répertoriées par les astronomes grecs. La littérature grecque ancienne reflète l’importance des étoiles et de leur repérage pour une civilisation d’agriculteurs et de marins.

Orion, par exemple, est citée par Homère dans son Odysée aux IXème siècle avant J.-C. Les références aux constellations du Zodiaque sont apparues au Vème siècle avant J.-C. Établies par les Mésopotamiens, elles ont perduré jusqu’à aujourd’hui.

Tête d’Homère – Source : wikipedia

La plus longue liste d’étoiles et de constellations qui nous soit parvenue de l’antiquité est l’Almageste de Ptolémée (vers le milieu du IIème siècle avant J.-C.). L’ouvrage répertoriait 1 022 étoiles et 48 constellations.

Bien sûr, ces listes ne comportaient rien des parties les plus australes du ciel, invisibles à la latitude d’Alexandrie. Néanmoins, ce catalogue fit autorité jusqu’à la Renaissance ! C’est Ptolémée qui va répartir les étoiles en 6 classes de luminosité. Ce système de magnitudes fut revu par l’astronome persan Al-Sufi au Xème siècle.

Claudius Ptolemäus – Source : wikipedia

Comme en occident, les astronome chinois ont classés les étoiles dans le ciel. Chez eux, on parle pas de constellations, mais d’astérismes. Ces groupements d’étoiles sont plus petits que les constellations occidentales.

Le ciel chinois, qui ne représente que ce qui était observable depuis leur empire, compte ainsi 283 astérismes, pour un total de 1 450 étoiles. Quelques astérismes chinois concordent avec  nos constellations. Parmi celles-ci figurent Orion, le Lion, le Scorpion et la Grande Ourse.

Représentation

Le placement des étoiles au sein de figures bien connues, réalisé par Ptolémée, indique que des cartes célestes existaient à son époque. Un exemple : le globe des Farmèse, visible au musée archéologique de Naples, et qui serait lui-même, une copie d’un original grec plus ancien.

Les cartes occidentales les plus anciennes datent de 1440.

Pour figurer les constellations, on connait 2 types de dessins.

D’abord une représentation très imagée, où les étoiles sont placées à l’intérieur d’une figure représentative du nom de la constellation : un lion, un taureau, des poissons…

Ou alors, c’est la figure plus conventionnelle, et plus pratique d’utilisation sur le ciel, où les étoiles sont reliées entre elles par des lignes imaginaires qui vont aider à se repérer sur la voute céleste.

Sculpture en marbre intitulée Atlas Farnèse – Source Wikipedia

Le nombre de constellations est resté à 48, (celles de Ptolémée), jusqu’à la fin du XVIème siècle. 12 furent rajoutées par le navigateur néerlandais Pieter Dirkszoon Keyzer, lors d’une expédition vers les Antilles. Au fur et à mesure des voyages réalisés dans les contrées australes, de nouvelles constellations seront ajoutées.

Aujourd’hui, le ciel compte un total de 88 constellations, liste définitive établie en 1930 par l’Union Astronomique Internationale. Y figurent les quelques 5 000 étoiles visibles à l’œil nu.

Seules quelques centaines portent un nom. Sinon, elles sont repérées, pour les principales, par une lettre grecque : alpha, bêta, gamma, etc. en fonction de la luminosité de l’étoile. Ainsi, l’étoile principale d’une constellation est l’étoile Alpha suivi du nom de la constellation.

Il n’y a pas d’étoiles orphelines ! Quand on regarde une carte du ciel comme décrit ci-dessus, on se rend compte que des étoiles sont toutes seules, en dehors des dessins ou pas rattachées par une ligne au tracé principal de la constellation. Or, toutes les étoiles appartiennent forcément à une constellation.

Aussi, il existe une troisième représentation qui délimite rigoureusement la surface de chacune des constellations. C’est un découpage orthogonal qui suit des parallèles à l’équateur et aux cercles horaires. Un peu à la façon de certains états des Etats-Unis.

Notez, sur la carte qui suit, centrée sur Orion, le tracé de la constellation de l’Eridan, en bas à droite, et le trait vert qui part de l’étoile Bêta Eridan et rejoint la suivante, Mu Eridan : la ligne traverse les limites séparatives (ce cas de figure se rencontre à d’autres endroits).

Jean-Pierre D.

Le système solaire, observations possibles avec du matériel d’amateur

Avec du matériel du commerce, certains aspects du système solaire sont bien visibles.

  • Mercure et Vénus : Du fait que leur orbite sont à l’intérieur de la notre, elles présentent des phases comme la Lune. (Surtout Vénus, car Mercure, plus proche du Soleil, est plus difficile à observer).
  • Mars : Avec un instrument d’assez gros diamètre, on discerne des détails à la surface et l’on peut observer la calotte polaire de la planète et suivre son évolution au fil des saisons martiennes.

Vénus

  • Jupiter : On appréciera l’aplanissement du globe jovien, on détaillera les principales bandes nuageuses et on guettera la tâche rouge qui se déplace avec la rotation de Jupiter.

  De ses 67 satellites, 4 sont bien visibles, y compris aux jumelles. On peut suivre leur rotation autour de la planète, les voir disparaître derrière elle ou, au contraire les voir passer devant en projetant une ombre qui se détache sur les bandes nuageuses (là, il faut un télescope d’un certain diamètre…).

  • Saturne : Le spectacle des anneaux est l’attrait principal de cette planète. Du fait des mouvements relatifs de la Terre et de Saturne, les anneaux ne sont pas toujours vus sous le même angle. En ce moment, les anneaux sont vus très inclinés, donc, bien visibles dans une petite lunette.

Jupiter et 3 de ses satellites

  • Les comètes : Certaines sont dites « périodiques » et leur passage à proximité du Soleil est parfaitement prévu. Quelquefois on a droit à une visite surprise… Mais attention à la déception si on écoute un peu trop les médias qui vous annonce la « comète de l’année »…

Comète Lovejoy

  • Les étoiles filantes : ce sont de petites particules de la taille d’un grain de sable ou d’un gravillon qui tournent autour du Soleil. La Terre croise régulièrement leurs trajectoires.

Ces particules entrent alors dans notre atmosphère et s’y vaporisent en laissant une trace lumineuse plus ou moins intense et plus ou moins longue. Ces phénomènes sont visibles toute l’année.

Plusieurs centaines de millions de particules sont balayées chaque jour ! La masse annuelle qui se déposerait sur notre sol serait comprise entre 50 000 et 100 000 tonnes !

Lorsque la Terre croise certains courants de poussières laissés par un noyau de comète, le nombre d’étoiles filantes augmente et elles semblent venir toutes d’une même région du ciel. On parle alors d’essaims de météorites.

Un des plus célèbre est l’essaim des Perséides, toutes les étoiles filantes semblant venir de la constellation de Persée. Cet évènement à lieu entre Juillet et Août de chaque année, période propice à en faire de la publicité car on est en vacances.

Pas besoin de matériel pour regarder les étoiles filantes, hormis une chaise longue.

  • La lumière zodiacale : c’est une faible lueur diffuse, visible à la campagne (loin des lumières). Il s’agit du reflet du Soleil sur les particules microscopiques qui circulent entre les planètes. On observe, à condition d’avoir un ciel noir, à l’Ouest, au printemps après le crépuscule, ou, au contraire à l’est, avant l’aube à l’automne.

Jean-Pierre D.

Le système solaire, les satellites et autres objets célestes

Parmi les objets célestes du système solaire, il y a les satellites des planètes.

La Terre en possède un, la Lune. Toutes les planètes n’ont pas de satellite. Mercure et Vénus n’en ont pas.

Mais, avec notre unique Lune, on fait « petit joueur » !

  • Mars en a 2,
  • Jupiter : 67,
  • Saturne : 62,
  • Uranus : 27,
  • et Neptune : 14.

Même des petits corps et des planètes naines ont leurs satellites. En fait, on estime leur nombre à environ 600 dont plus de 220 confirmés à ce jour.

La Ceinture de Kuiper.

Comme la ceinture d’astéroïdes, il s’agit d’une vaste zone contenant de petits corps de tailles variables. On trouve aussi, dans cette zone des comètes.

Elle s’étend, depuis l’orbite de Neptune jusqu’à 100 UA. Cet immense disque est ce qui reste de la formation du système solaire avec tous les matériaux qui ne se sont pas agglomérés pour former des planètes.

Le Nuage d’Oort.

La ceinture de Kuiper ne marque pas les limites du système solaire. La dernière structure est une vaste bulle, dont les limites s’étendent au-delà de 50 000 UA (et peut-être même 3 fois plus…).

Cette zone rassemblerait jusqu’à 1 trillons d’objets glacés et on pense qu’il est la source, également, de la plupart des comètes.

Beaucoup d’inconnues subsistent sur ces lointaines régions et la limite entre le système solaire et le milieu interstellaire n’est pas bien définies. On sait simplement qu’aux confins de ces espaces, des perturbations gravitationnelles peuvent être apportées par les étoiles les plus proches…

Découvrez enfin ce que vous pouvez observer dans le ciel profond avec du matériel amateur.

Jean-Pierre D.